(re)commençons.

I want to. I want to be someone else or I'll explode
Floating upon the surface for the birds, the birds, the birds.

You want me ? Fuckin' well come and find me
I'll be waiting With a gun and a pack of sandwiches.

And nothing, nothing, nothing. Nothing. You want me ?
Well come on and break the door down. You want me ?

Fuckin' come on and break the door down I'm ready,
I'm ready, I'm ready I'm ready I'm ready I'm ready...

Talk Show Host, Radiohead

(re)commençons.

# Posted on Friday, 08 August 2008 at 8:47 AM

Edited on Saturday, 08 November 2008 at 12:35 PM

Prozac.

There's a look on your face I would like to knock out
See the sin in your grin and the shape of your mouth
All I want is to see you in terrible pain
Though we won't ever meet I remember your name

Can't believe you were once just like anyone else
then you grew and became like the devil himself
Pray to God I think of a nice thing to say
But I don't think I can so fuck you anyway

You`re a scum, you`re a scum and I hope that you know
That the cracks in your smile are beginning to show
Now the world needs to see that it's time you should go
There's no light in your eyes and your brain is too slow

Can't believe you were once just like anyone else
then you grew and became like the devil himself
Pray to God I can think of a nice thing to say
But I don't think I can so fuck you anyway

Bet you sleep like a child with your thumb in your mouth
I could creep up beside put a gun in your mouth
makes me sick when I hear all the shit that you say
so much crap coming out it must take you all day

There's a space kept in hell with your name on the seat
With a spike in the chair just to make it complete
When you look at yourself do you see what I see
If you do why the fuck are you looking at me

There's a time for us all and I think yours has been
Can you please hurry up cos I find you obscene
We can't wait for the day that you're never around
When that face isn't here and you rot underground

Can't believe you were once just like anyone else
Then you grew and became like the devil himself
Pray to god I can think of a nice thing to say
But I don't think I can so fuck you anyway

So fuck you anyway...

Fuck You, Archive


J'étais jeune. Mais aussi et surtout con. Mais ma jeunesse devait y être pour quelque chose. Quoi que sans avoir été jeune, j'aurai été con.
J'étais jeune et con.

J'ai cru décrocher l'idylle sur un vulgaire tableau de chasse. On m'avait fait miroiter un bonheur facile, un coin d'amour confortable et acceptable dans des considérations alcooliques d'ambiance fiévreuse de samedi soir autour de shooters à la pomme. La brèche était mince et empestait déjà le fric et le remake télé, le Gossip Girl, le Maman J'ai Raté Mon Jet Privé, et pourtant j'y ai cru, je m'y suis engouffré.
Le maître a débarqué au village, a tout chamboulé, du moins c'est ce que vous aurez cru bande de culs (il est tard, je ne suis pas au point dans mes insultes). Parce qu'à vrai dire à défaut de maître vous avez juste vu passer un touriste. Un pauvre con hors de vos dogmes qui vous aura impressionnés parce que fort étonnement différent de vos idéaux saupoudrés de luxuriants comptes en banque.
Bref, je disais donc, on m'a fait miroiter le bonheur suffisant par des légendes urbaines, on m'a dressé le profil de créatures magiques que chaque homme rêverait d'avoir à son actif de chasseur. J'ai bien voulu y croire, j'ai dit oui au culte de l' Hélène des friqués, adieu les frisés, j'ai croqué la pomme.
Mais va-t-on savoir pourquoi, je me suis révélé bon chasseur, ou plutôt "providenciel" pauvre mec qui tombe à pic. Et là, j'ai bu la tasse, surprise, la bière est poisseuse, la pomme gâtée, les créatures idolâtrées sont en fait pures chimères. Moi, le mec qui passait seulement par là et qui s'est fait happer dans votre monde d'oubli des soldes, de l'économie, de l'impunité, la modestie, des fringues sales un lendemain de fête dans la rue la clope à la bouche la gueule de bois la musique à fond à se marrer tout seul des délires de la veille... Putain, mais j'aurai dû changer de trottoir à la première occasion.
Tout ça, c'était du surfait. Le temple du grand Surfait, et de tous ses adorateurs bornés qui ont une carte de crédit et un miroir pour uniques esprits.

Voilà où nous en sommes.
Qu'on vous marque tous au fer rouge d'un beau LUST en plein milieu du front, qu'on me l'y grave aussi, juste pour me punir d'avoir mimé, d'avoir fait comme vous faisiez pour voir comment c'était d'être le roi.
Et bien, chers piliers de caisses enregistreuses, courrez à la guillotine, moi il y a longtemps que j'ai repris ma route. Mon départ comme mon arrivée aura bien foutu la merde et je m'en félicite. Au moins ça. Oh non attendez, je m'en branle en fait. Voilà qui est bien plus sommaire.

Superficialité et introversion font rarement bon ménage. L'introverti vous a donc dit adieu.
Et à tous ceux qui seraient tenté de croire aux légendes urbaines qu'on veut bien volontiers vous conter, ces histoires navrantes de créatures aux mille et un charmes qui détiendraient le secret du bonheur amoureux en même temps qu'un porte-monnaie bien cliquetant, et bien fuyez parce qu'à la place d'amour aux vallées flamboyantes et aux exfoliations végétales extraordinaires, vous trouverez un champ désert, une plaine aride, baignant dans une superficialité moite qui colle aux baskets.

Et là c'est moi qui vous le confie, mais n'en parlez pas trop, c'est une confidence, l'amour que vous cherchez, vous savez, le vrai, il se trouve un jour de neige.



Prozac.

Prozac.

# Posted on Friday, 07 November 2008 at 6:21 PM

Edited on Monday, 01 June 2009 at 8:59 PM

Climbing up the walls.

I am the key to the lock in your house
That keeps your toys in the basement
And if you get too far inside
You'll only see my reflection

I am your face when she sleeps tonight
I am the pick in the ice
Do not cry or hit the alarm
We are friends till we die

And either way you turn
I'll be there
Open up your skull
I'll be there
Climbing up the walls

It's always best when the light is not on
It's always better on the outside
15 blows to the back of the head

So lock the kids up safe tonight
And shut the eyes in the cupboard,
Do not cry out or hit the alarm
You'll get the loneliest feeling that

Either way you turn,
I'll be there
Open up your skull,
I'll be there
Climbing up the walls...


Climbing up the walls, Radiohead


Le même pantalon Promod sur le cul de chaque fille du bahut. La même expression sur les lèvres de chaque fils à papa de terminale S. La même chanson fredonnée par chaque bourge Burberry dans la permanence. La même fille dans les mouchoirs souillés & planqués sous l'oreiller de chacun de tes "potes". Le même masque en verre fumé que je jette chaque soir dans la poubelle de ma chambre. Le même sourire suffisant au goitre béat bas sur chacune de leur gueule de petit laineux content remerciant chaque jour la providence car il pourrait avoir moins qu'il possède, qui sait.
La même figure sur chaque personne. A moins que ce ne soit la même personne sur chaque figure. Peu importe.
Et je les entends. Ils m'appellent. Leur chanson. Ils sont la clef...je leur ouvre mon crâne ?...oui, anesthésiez-moi...oh oui, faîtes-le...faîtes-le sortir...il me fait mal...il m'oblige à me cacher, à cracher, à mordre, il m'oblige à à me contorsionner...enlevez-le moi...j'éteinds les lumières, je vous laisse faire, voilà les clefs...mais n'allez pas trop loin...je vous ouvre mon crâne...anesthésiez-moi... Mes chers. Mes petits bébés.
Ils promettent les plumes, les auréoles, le nuage dodu au creux duquel je regarderais sous ta jupe infidèle pénitence.
Alors oui, je me lève, tend la main, ils s'y accrochent.
Mes yeux fondent, je sanglote. Cri du coeur. Mon briquet claque, la flamme vacille, je tire. Soupir du poumon. J'attrape la bouteille d'eau, renverse la tête en arrière et ma gorge est bientôt un lit de rivière. Mes petits bébés s'y précipitent, un par un, sans cesser de me chanter que je sombre dans la folie. La clef doit être en plomb, elle me pèse l'oesophage à peine absorbée.
Aucun déclic. Ils n'ont pas trouvé la serrure ? Ils l'ont tué ? Mais non...alors quoi ? Que font-ils ? C'est le crâne que j'ouvre et l'estomac qui trinque ?
Et c'est soudain. Ils déferlent. Mes yeux implosent, mon crâne se fend, tout se répand par terre à mes pieds. J'écarte les bras, et je tombe. Le lit derrière n'amortit rien. Je traverse le plancher, les fondations, je m'enfonce. Je les entends ricaner quelques secondes encore, je vois peut être un triangle rouler comme ça pas loin, mais je ne peux pas m'en saisir pour stopper ma chute. Plus rien n'amortit. Mais ce n'est pas si grave, il semble ne pas y avoir de fin à ma chute. Jusqu'à...
Lit blanc. Murs blancs. Courbes vertes. Bassine bleue. Aiguilles pourpres.
Mes bébés, mes petits bébés. Vous m'avez menti. Et mon crâne que je vous ai laissé opérer ne cicatrise pas. Il ne me laisse pas faire et vous réclame encore.
Je changerais la serrure. Ne promettez plus. Vous ne me volerez pas la flamme que j'ai ravivé.
On m'a mentI, je m'en rend compte en ouvrant les yeux.
Les anges n'ont pas de blouses blanches.


Open up your skull.


Climbing up the walls.

# Posted on Saturday, 08 November 2008 at 12:17 PM

Edited on Saturday, 28 March 2009 at 8:43 PM

Where I end and you begin.

There's a gap in between
There's a gap where we meet
Where I end and you begin
And I'm sorry for us
The dinosaurs roam the earth
The sky turns green
Where I end and you begin
I am up in the clouds
I am up in the clouds
And I can't and I can't come down
I can watch and cant take part
Where I end and where you start
Where you, you left me alone
You left me alone
X'll mark the place
Like the parting of the waves
Like a house falling in the sea
In the sea
I will eat you alive
There'll be no more lies
I will eat you alive
There'll be no more lies
I will eat you alive
There are no more lies
I will eat you alive...

Where I and and you begin, Radiohead


Ecrire est un besoin des plus contraignants lorsqu'on ne sait quoi raconter.
Laissons filer.
C'est un de ces soirs là. Un soir sur mon rebord de fenêtre, dehors. Mon MacBook me réchauffe les genoux à travers le Levi's, et une Marlboro satisfait par automatisme ce truc en moi qui en demande toujours plus. Banale histoire d'auto-destruction que d'autres se font et se feront un plaisir de conter à ma place. Un de ces soirs là vous dis-je. Comme il y en a eu des centaines. Comme il y en a toujours eu.
Mais cette fois, le soir a un goût de diabolo banane, de bon tabac dans un tube tout cabossé. Un goût, et une odeur. Effectivement... Une odeur qui flanque des relents de remords. Le vent la porte jusqu'à moi, il vient la faire claquer contre mes joues. C'est si glacial que les larmes dues au froid perlent sans résister.
Putain, mis à part écrire cet enchevêtrement de conneries mal calibrées, je fais quoi moi ? Toujours la même chose. Allez, la cigarette est sur le déclin, on va penser à rentrer. Ou en allumer une autre... Bon, ça me tuera (ça aussi).
La fenêtre claque, je vois mon portable clignoter et vibrer sur mon lit de l'autre côté. Combien d'appels j'ai manqué avec mon isolement à la con ? Isolement volontaire. Appels manqués volontairement. Un jour je me comprendrais.
Je ne vais pas tenir longtemps. J'ai déjà trop lutté, la colère s'estompe trop vite.
Et ce petit con m'enfonce dans ma passion. Lui : ( http://http://fr.youtube.com/watch?v=TLxb6qVhDzM )."X'll mark the place".
Ma clope vacille. C'est la fin.
Je décroche au prochain appel.


You.
Hey honey, I will eat you all alive.



Where I end and you begin.

# Posted on Friday, 16 January 2009 at 3:05 PM

Edited on Monday, 13 April 2009 at 7:50 PM

Worryworth.

You don't wanna talk to me
You don't wanna say your words
Trying to get off the hook
Trying to get off the hook
Sprawling on a pin
Hanging off a hook
Trying to get yourself away
Trying to get yourself away

There's no use dwelling on
On what might have been
Just think of all the fun
You could be having
We know the way you talk
We know what you want
We know what you want
e road you should have took

Mistakes mistaken
There's no use dwelling on
No use dwelling on

It's such a beautiful day
It's such a beautiful day
Find yourself a moment
And go and get some wings
It's such a beautiful day
It's such a beautiful day
Go up turning round Go up turning round
Go and get some wings...

Worryworth, Radiohead

Quoi qu'il arrive. Nous serons là.
Les trois sommets d'un triangle. Les trois côtés aussi. Ainsi que les trois angles. Le triangle tout entier à vrai dire. Equilatéral, de sorte que la base ne soit pas fixe. Il suffit de pivoter la figure pour qu'un sommet soit soutenu par les deux autres. De gauche à droite, de droite à gauche, de haut en bas et de bas en haut. Simple mais efficace.
Et tout ça, les autres, les beaux, les badaux, les moches, et les proches, personne, non personne, ne pourra comprendre ou s'immiscer dans l'harmonie géométrique que nous formons. Ils pourront se dresser, s'insurger, ériger leurs polygones informes contre nous, le triangle, pas une seule fois ne frémira, fier de sa base mouvante mais inébranlable. Il y en aura bien certains qui seront fascinés, qui essayeront de flirter avec notre belle communion de sommets qui se rejoignent les trois un à un, l'un aux deux autres, les deux autres à lui, et entre eux. Ceux-là auront le droit de regarder, mais jamais de toucher.
Car aussi matériellement soudé qu'il puisse paraître, le triangle est fragile. Il suffit que l'un des sommets papillonne dans une bourrasque parfumée de coeurs emmêlés, ou vacille péniblement sur les flots tumultueux seul sur la barque du passeur, pour s'éloigner et se perdre, loin des deux autres, condamnant ainsi chacun d'eux à la perdition dont leur relation les préserve.
Ceci dit, nous ne sommes après tout, que trois points qui se sont fait sommets puis triangle. Ainsi à tout moment l'un de nous, étant fondamentalement resté ce qu'il était, un point parmi tant d'autres, peut se voir engagé à tracer une droite avec un autre point dans la multitude qu'il en existe. Et finie ou infinie, cette droite ne concurrencera pas le triangle, de manière à ce que chaque sommet puisse être point et avoir sa droite distincte.
Tout ça pour, à défaut de le prouver ou prédire, parier sur l'éternité du triangle.
Quoi qu'il arrive, nous serons là. Pour toi, et toi.


We'll be winners.



Worryworth.

# Posted on Sunday, 01 February 2009 at 1:20 PM